« Perdue dans un monde oublié »

Tout débute par la lecture d’un livre (au cours de mes années d’études en médecine). Celui-ci  relatait les entretiens sous forme de verbatim du Docteur Alzheimer qu’il a eus avec sa première patiente, Auguste Deter, atteinte de démence, qu’il suivra jusqu’à sa mort et qu’il a autopsiée pour décrire les lésions cérébrales. Ce médecin allemand né en 1864 et décédé à 51 ans de complications cardiaques et rénales suite à un rhumatisme articulaire aigu, était neurologue, psychiatre, neuropathologiste.  Je n’imaginais pas, à ce moment là, que nous serions confrontés plus tard à cette maladie  chez un membre de ma famille très proche.   C’est ainsi que nous avons assisté tristement à la dégradation progressive de sa mémoire, puis une phase d’agressivité, et pour terminer par un état grabataire avec perte de tous les repères cognitifs, visuels et temporels. Je ne vais pas développer plus  ce sujet car dans mes recherches...

Sources d’inspiration

Pourquoi un tableau, un livre, un site… inspirent-ils tant d’autres artistes, auteurs ou musiciens qui s’emparent du sujet, du thème, de l’histoire…pour peindre, dessiner, écrire, sculpter, composer de la musique, tourner un film? Une histoire: « La Belle et la Bête »  est à l’origine de ces réflexions. J’ai remonté le temps et je me souviens que le film de Jean Cocteau  m’avait marquée et impressionnée dans mon enfance. Depuis quelques années je me suis penchée sur ce sujet. J’ai suivi Dominique Marny (la petite nièce de Jean Cocteau) avec la lecture  passionnante « des coulisses du tournage » (que je vous laisse découvrir)     J’ai recherché le texte d’origine de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et Je me suis tournée ensuite vers les livres pour la jeunesse.     Certains auteurs évoquent  que la source  d’inspiration reposerait sur l’histoire vraie au XVIème siècle d’un homme Pédro Gonzales ayant souffert d’une hypertrichose (dérèglement hormonal...

« Résidences tertiaires »

Tout débute par un tableau du peintre préraphaélite Edmund Blair Leighton avec son inspiration surtout tirée du Moyen âge et la lecture d’un livre relatant l’histoire d’Héloïse et Abelard. C’est une sorte de mythe de « l’amour libre » datant du du XIIème siècle. Il s’agit d’une passion charnelle, intellectuelle et spirituelle qui unit le maître Philosophe, dialecticien, théologien chrétien et sa jeune élève brillante et intelligente. Ils vont avoir un enfant Astrolabe qui sera élevé dans la famille d’Abélard. Ils se marient secrètement. Le scandale éclate et nuit à la carrière d’Abélard. Le chanoine Fulbert, oncle d’Héloïse fait émasculer Abélard. Héloïse prend le voile puis devient abbesse  au monastère Le Paraclet. Abélard devient moine. Loin l’un de l’autre, leur lien très fort va perdurer au travers d’une correspondance en latin qui maintient un échange philosophique et une admiration intellectuelle mutuelle. Depuis 1817 « leur dernière demeure » (un mausolée) se situe au Père...

Le pouvoir d’attraction de l’Art

Alors que j’étais chez Emmaüs mon regard s’est porté sur un tableau attiré comme par une sorte d’aimant. Je me suis rapprochée pour détailler ce tableau. Je me suis donc penchée sur cette question: pourquoi tant d’attrait porté à ce tableau? Était-ce le choix du thème, la technique de peinture (l’aquarelle), le choix des couleurs, ou simplement un ensemble? Mon imaginaire m’a sans doute transportée vers un autre siècle, avec ce questionnement: qui était ce couple? Qui a été le commanditaire? Le mystère demeure aussi  quant à la biographie du peintre Montpezat (Henri d’Annecy Comte de Montpezat?) malgré mes recherches.   J’avais déjà acquis des dessins de cygnes sans doute là aussi aiguillonnée par mon imaginaire et mon attirance pour les légendes.       J’ai déjà ressenti une fascination pour des tableaux comme « l’île des morts » de Böcklin et dans mes recherches j’ai constaté que ce tableau avait impressionné...

Un Art de Vie

Le début de l’histoire du livre « Un Art de Vie » remonte aux années 2003-2004. Sa réalisation a demandé plusieurs mois. J’ai voulu porter un regard sur la vie, mais pas uniquement la mienne mais aussi celle de mes proches,  mes amis, mes patients. Car j’ai été sensibilisée par les situations difficiles dont j’ai été témoin et que j’ai rencontrées. J’ai posé alors par écrit des réflexions sur le parcours de la vie avec ses hauts et ses bas,  lequel s’apparente par certains côtés à l’art, notamment la peinture avec ses jeux d’ombre et lumière, de clair et d’obscur. C’est ainsi que pour chaque pensée j’ai cherché à associer un dessin, mêlant ainsi plume-pinceau. Comme j’ai travaillé principalement auprès d’enfants, j’ai choisi comme fil conducteur, pour illustrer ces propos, une fillette avec ses joies et ses peines, accompagnée de son Doudou et de son Pierrot, en fusionnant ainsi légèreté de l’aquarelle...